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  • Fallait pas !

    Retour hier...du monde sur la route. Fatiguant...

    Bref... arrivée vers 19 heures at home. Aucune envie de défaire les valises, je colle donc tout dans un coin...il fera jour demain.

    Un passage éclair sous la douche et zou direction Vincennes...pour un dîner. Cool de se mettre les pieds sous la table. Dîner exquis...mais je n'aurais pas dû reprendre des paupiettes...

    Ce matin, je savais que je ne pouvais pas repousser cet instant plus longtemps. J'ai donc ouvert la porte, appuyé sur l'interrumpteur, refermé la porte. Elle m'attendait tapie entre la corbeille et le convecteur. Elle est là posée, immobile, blanche et froide.

    Je ferme les yeux, fait valser mes pantoufles. Je fais un pas en avant...retient mon souffle. Je rentre le ventre, me tient aussi droite que possible. J'ouvre les yeux et les baisse vers elle....et là : p----- de b----- de m---- : 2 kilos..... j'ai pris 2 kilos en 2 semaines...

    Mais pourquoi tant d'injustice, pourquoi personne ne m'a prévenue...que les crèpes à la créme de marron et les moules frites c'est pas BON pour le tour de taille (et je ne parle pas des américanos de chez Jean-Yves).

     

     

  • Demain enfin,

    Gare Montparnasse, direction Quimper.

    Je rentre chez moi, enfin chez moi....plus exactement dans mon pays d'adoption.

    Je sais que tout le monde m'attend, ma petite famille, mais aussi, le chat, les amis, les copains, les mouettes, les vagues de la Torche...

    Je sais aussi que cette année, le temps est tourmenté, tumultueux. La mer est froide. Mais le sable reste blanc.

    Un pull, un kway, un cheval....et ensuite un t'punch chez Jean-Yves et ce sera parfait, une certaine idée du bonheur.

    Bretagne de mon coeur, Finistère me voilà.

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  • Le pianiste

    Je me mets à la musique du XX et du XXIème siècle grâce à DFP...merci encore mon ami.

    Sinon, j'avoue mon penchant pour la musique classique, Mozart, la musique baroque et puis LUI...étoile filante...pianiste de génie.

    Allez-vous le reconnaître ? quelques indices, il adorait les femmes, fumait des craven A, buvait des litres de cocktail Alexandra....et interprétait Chopin et Ravel (d'ailleurs son surnom vient d'une pièce de Ravel) .

    Je n'ai pas eu la chance, le privilège de le voir sur scène...sa vie de débauche trop vite, trop tôt l'a emporté....

    Pourtant, comme un message de l'au-delà...il est là dans sur mon mur...un dessin sur une nappe de restaurant...un soir de beuverie avec un de ses amis.

    Comment ce croquis est arrivé jusqu'à moi ? une longue histoire sans intérêt....

    Il est là....allez vous le reconnaître ?

    J'offre le champagne !!!! si quelqu'un me dit son nom !

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  • La robe de mariée - suite et fin

    Me voilà donc à remonter la travée. Au fond dans le coeur, mes amis qui répètent depuis 5 semaines les chants de la chorale....nous continuons notre parcours au son de "Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l'horizon, nous voilà chez toi....". Un chant joyeux et rythmé...et oui une éducation religieuse, la messe tous les dimanches, les pélerinages à Chartres (à pied) tout ceci laisse des marques.... 

    Nous poursuivons notre avancée à bonne allure, je suis ravie de voir mes escarpins pointés le bout de leur nez à chaque pas. La robe bruisse...je suis une princesse.

    Sur les bancs, les têtes se retournent. Certains sont surpris, d'autres adorent, d'autres encore pincent les lèvres...ce qui est certain c'est que ma robe ne laisse personne indifférent.

    Je ne vois rien, le temps file. La cérémonie, les chants, l'échange des anneaux, l'ave maria de Gounod pour la sortie...

    Il fait beau, j'enlève l'étole que j'avais pudiquement gardée sur mes épaules pendant la bénédiction. Je sors sur le parvis, le soleil nous honore de sa présence...avec quelques rayons maigrichons.

    Pluie de riz. Je sens les grains qui se glissent dans mon décolleté.

    Vin d'honneur et puis la réception.

    Là non plus je ne vois rien...je passe de table en table...papote, écoute, remercie...

    J'ai souhaité une valse pour ouvrir le bal (complètement à fond dans les clichés la mariée). Je commence à danser avec Père. Je sens ma robe qui se soulève, tourbillonne autour de moi.

    Dimanche matin, direction l'appartement de mes parents. Je demande à Mère de garder ma robe, je n'ai pas suffisament de place chez moi. Mère me répond : "pas de problème, je vais profiter de ton absence pour la déposer chez le teinturier, elle sera parfaite pour ton retour". 

    Et nous filons direction l'Auvergne, puis l'Italie.

    Le temps passe, les mois filent. Je m'installe dans ma petite vie de femme mariée...pas simple, j'ai dû mal à décrocher de mon ancienne vie...par dessus le marché, l'époux est absent, faisant ses classes d'officier à Angers...je suis souvent seule...je continue à beaucoup sortir...je ne pense plus à ma robe.

    Et puis un dimanche où nous devons nous rendre chez mes parents pour déjeuner, je décide de récupérer ma robe. Je pose la question à Mère qui me répond de façon très évasive..."qu'elle a tardé à déposer la robe chez le teinturier et que donc !!! elle n'a pas trouvé le temps d'aller la chercher".

    Sur le chemin du retour, je me sens oppressée, un doute malsain s'insinue en moi...je ne sais pas quoi ou pourquoi...mais soudain j'ai peur...

    3 mois après, nous sommes à notre tour invités au mariage d'une amie de la famille.

    Mère arrive accompagnée de ma soeur. Ma soeur est sanglée dans une robe foureau rouge sang....je n'en crois pas mes yeux...j'éprouve un choc si violent que j'ai un malaise...et pourtant je n'explique rien de ce qui m'agite...je ne peux pas y croire, elles ne peuvent pas avoir fait cela !

    La semaine suivante n'y tenant plus, je retourne chez ma mère et lui demande de me remettre ma robe...teinturier ou pas teinturier. Mère tourne les talons, s'absente quelques minutes et revient avec un sac plastique. Dans le sac, ma robe ou plutôt ce qu'il en reste....un cadavre de dentelles et de tulle, une pauvre chose démontée, décousue, détruite...

    Je demande pourquoi ? je veux des explications..."ta soeur avait envie d'une robe fourreau, j'ai démonté cette robe pour récupérer le corset, c'est tout...cette robe tu n'auras pas d'occasion de la reporter, je ne vois pas où est le problème".

    J'ai envie de lui sauter à la gorge, de la gifler d'être à ce point cruelle et cynique...mais je sais que c'est sans espoir...26 ans que j'endure ses délires....

    Je suis repartie avec mon sac plastique. Je n'ai pas réussi à pleurer pour évacuer la haine que j'éprouvais.

    Je suis retournée voir la femme de la boutique. J'ai réglé en une seule fois la somme que je lui devais encore. Je ne lui ai rien dit du triste sort de sa robe merveilleuse.

    J'ai toujours le sac plastique. Je n'ai jamais réussi à sortir la robe du sac,  il dort dans une malle à la cave. Un jour prochain peut-être....