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  • Quelque chose en moi qui va craquer...

    d'abord, je suis au-delà de la fatigue. Je ne dors plus. Réveillée chaque nuit à 3 heures du mat'...et ensuite impossible de remettre la main sur Morphée...donc ça tricote à fond les manettes dans ma petite tête...

    ensuite, je me pose mille questions sur mon job...le contact de la misère, de l'exclusion, de la violence...c'est difficile, usant. Je me sens parfois tellement inutile. Incapable d'apporter des réponses, contrainte de choisir entre deux misères, le dossier Y plutôt que le dossier X....

    ce matin, j'ai bien failli péter un cable dans le métro. Rue de la Pompe, s'installe en face de moi un individu de sexe masculin...portant une bonne 20taine de kilos en trop. Il se pose (enfin se poser n'est pas le terme exact) je reprends donc, il se largue sur le siège face au mien, manque de m'éborgner avec sa sacoche et déplie son journal...et là Môssieur se prend à vérifier la cotation des obligations Duscholl et des actions Schulldu....à grand renfort de soupirs et de tournage de pages....impossible de me concentrer sur mon livre. Puis "the cherry on the cake" le malotru se mit en devoir de lire son journal grand ouvert recouvrant mon livre. J'ai senti qu'il le faisait exprès...J'ai refermé mon livre, l'ai rangé dans mon sac...puis j'ai tapoté sur son journal....il a levé les yeux vivement...m'a balancé un regard hostile...je crois qu'il a dû lire au fond de mes yeux que ne n'était ni le jour, ni le lieu...donc il n'a rien dit. Tant pis, je n'ai pas pu passé mes nerfs sur lui.

    complétement autre chose....Ségolène : en lisant ça et là des récits sur sa vie, je constate que nous avons de nombreux points communs, le père militaire sanglé dans ses principes, la mère soumise qui perd un peu plus les pédales chaque jour qui passe, la messe tous les dimanches, la discipline de fer à la maison, la fuite très tôt...même le prénom...je m'appelais Marie X pour Monsieur le Curé...j'ai abandonné le Marie X dès que j'ai pu enfin franchir la porte de la maison enfin libre....aujourd'hui je suis X et rien que cela. Curieux tout de même, Ségolène...je n'y crois pas vraiment, même si je salue sa victoire sur Dumbo et Dumbo. Je commence à discerner pourquoi ses comportent me dérangent....il y a quelque chose en moi de Ségolène, je discerne ses luttes, ses envies, ses convictions, ce contre quoi elle se bat depuis si longtemps, depuis toujours....je devrais peut-être lui proposer mes services...l'aider à éviter les phrases corrosives...les piques...les déclarations à l'emporte-pièce...lui apprendre à être plus fluide...plus soft...bon bref....gros, très gros handicap tout de même : je n'ai pas fait l'ENA !

  • Nouveau cycle

    Agnés était contente de pouvoir sortir enfin de la nationale. Elle s'engagea doucement sur la petite route qui la ramenait vers chez elle.

    Elle avait craint de tomber sur une patrouille de gendarmes bien décidés à rapporter des trophées.

    Elle se sentait un peu grise mais était persuadée de maîtriser la situation...dans son for intérieur, une petite voix murmurait "pipeau ma belle". Elle se mit à sourire dans le vague car à part "panpan le lapin" elle savait que maintenant elle ne croiserait plus personne

    Elle avait un peu dépassé les limites ce soir...mais ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas vu ses amis. Depuis 6 mois, depuis l'instant où elle avait décidé avec Jean que la vie à Bordeaux n'était plus possible, que Jean ne pouvait plus vivre dans un appartement en pleine ville sans devenir fou.

    Bien évidemment elle était heureuse de sa maison, de son jardin, des buis, du lilas, des rosiers anciens. Et puis, Jean allait mieux, il maîtrisait de mieux en mieux son stress et ses crises si douloureuses. Il travaillait sur sa thèse, il cherchait des réponses à ce mystère qui les avait tous les deux si soudainement assailli. Mais il demeurait que Bordeaux, ses amis, leurs discussions interminables autour d'une bouteille de vin et d'une assiette de fromages lui manquaient parfois très cruellement.

    Il n'y avait personne sur la route, elle avait laissé sa vitre ouverte, elle sentait les arômes de la nuit, de la nature qui progressivement prenait sa revanche sur l'hiver. Elle jeta un regard au delà du parebrise, en direction du ciel. La lune était ronde pleine, si humaine...28 jours, la fin d'un cycle, le début d'un autre ou le contraire...elle n'avait jamais bien compris la révolution de la lune, premier ou dernier croissant....lune ascendante, descendante...ce qui évidemment exaspéré Jean au dernier point.

    Elle mit son clignotant et s'engagea sur le chemin forestier qui menait à la maison.

    Aucune lumière à aucune fenêtre. Jean devait être couché. Elle soupira, rassurée, cela signifiait qu'il allait bien, qu'il n'y avait pas eu de crise cette nuit. C'était rassurant, un point positif enfin.

    En passant devant la maison, elle nota que la grille était fermée. Elle décida de se garer dans le sentier, elle ne voulait pas prendre le risque de réveiller Jean en ouvrant la grille et en roulant sur les graviers.

    Elle verrouillait la porte de la voiture quand elle entendit un bruit sec dans les fourrés. Ce n'est rien...un animal sans doute. Tous les mauvais films d'horreur dont elle était friande lui revinrent soudainement à l'esprit. Elle s'élanca d'un pas ferme quand un bruit plus fort l'a fit sursauter...elle s'apprétait à courir quand une poigne ferme l'emprisonna à la taille, une voix rugueuse et traînante, lui sussura à l'oreille..."bouh...alors ma belle, pas encore goûté tous les charmes de la vie à la campagne, avec mon ami So nous sommes venus en voisins...".

    L'homme qui la ceinturait l'obligea à avancer vers la grille..."pas un mot, pas un cri, sinon je serai obligé de demander à So de jouer avec toi et son coupe-choux". Elle jeta un oeil à So, il était trapu et court sur pattes, elle détesta la lueur malsaine qu'elle détecta dans son regard.

    "Mais, il y a mon mari et nous avons aussi un chien..." l'homme la secoua violemment "tais-toi, nous vous surveillons depuis 3 semaines les tourtereaux, pas de chien et ce n'est pas ton mari boîteux qui va s'interposer à nous, nous vous avons prévu un petit programme...vous ne serez pas déçus".

    L'homme lui arracha les clefs des mains et les jeta à SO.

    Ils pénètrèrent tous les trois dans le hall. Elle appuya sur un interrupteur...aucune lumière...

    "Merde !" grommela l'homme "So ta torche !!!"

    A cette instant, elle distingua un grattement léger,...elle vida ses poumons....cette fois elle savait que les dès étaient jetés.

    Une odeur musquée, animale...mâtinée d'Habit Rouge les enveloppa.

    Le grattement s'amplifia, suivit d'un grognement.

    Agnés murmura "Je vous avais dit que nous avions un chien, enfin chien le terme n'est pas totalement exact, c'est un peu plus particulier en fait...messieurs, je vous présente mon mari !"

    So dirigea sa torche vers l'obscurité, un loup au poil gris immense s'avancant vers eux en boîtant très légérement. Le grognement s'intensifia, il secoua la tête de gauche à droite...non....

    So fut le premier à s'agiter...il lâcha sa torche, pétrifié...

    Le loup continua à avancer, d'un bond vif il fut aux pieds de l'homme qui tenait toujours Agnés. Il se leva, posa ses pattes avant sur les épaules d'Agnés, puis sa tête grise dans le creux de son cou et plongea son regard dans celui de l'homme.

    Immédiatement, Agnès fut libre. Le loup retomba souplement sur ses pattes. Sa claudication semblait progressivement s'estomper.

    Il se mit à hurler à la lune...c'est à cet instant que deux hommes décidèrent de déguerpir, le loup s'élanca derrière eux.

    Au petit matin, Jean fit son apparition dans la cuisine où Agnès l'attendait.

    "Alors ? tu les as croqués ?"

    "Jamais de la vie...viande de peu de qualité, et puis d'ailleurs je te rappelle que je fais le maximum pour combattre l'animal qui est en moi...par contre je pense qu'ils ont eu la peur du siècle"

    "Et tu faisais quoi au juste hier soir dans le noir ??? j'ai failli mourir de peur, je te croyais endormi ! ".

    "Hier soir, et bien....je testais ma vision nocturne."

    "Ta vision nocture, rien que cela" Agnès adressa un sourire à son mari et lui tendit la main "une douche me semble nécessaire maintenant, tu sens le chien mouillé...".

  • C'est grave docteur ?

    Je suis abonnée à Télérama et au Nouvel Obs.

    J'ai un appartement rempli de bouquins, avec des toiles sur les murs et des machins fabriqués par mini-miss posés ici et là.

    Je m'habille chez IKKS, Z&V (plus pour longtemps), Stella Forest, les Petites...

    Je choisis des fromages AOC.

    Il ne me faut pas d'occasion particulière pour ouvrir une bouteille de champagne.

    Je fais mes courses sur internet.

    J'écoute du jazz.

    Je veux que ma fille fasse des études...longues...même si je veux son bonheur avant tout (mais comme je le dis une bonne école de commerce ça sert toujours pour commercialiser du fromage de chèvre).

    Je vote à gauche.

    J'ai des amis artistes, architectes, professeurs...

    Je passe mes vacances au bord de la mer dans une maison avec des hortensias dans le jardin.

    J'ai un chat idiot, je ne dis rien quand il fait ses griffes sur le canapé (car il ne faut pas s'attacher aux choses matérielles).

    J'ai un vélo hollandais.

    Je ne regarde jamais TF1 (pas trop Arte non plus).

    Je suis toujours en retard aux réunions de classe.

    Je fais mes mojitos avec ma menthe (celle dedans ma jardinière).

    ...

    Suis en train de virer bo bo ????

    Si oui, ôôô secours !

  • De quoi voulez-vous...

    que je parle ?

    Cinéma, soirée incroyable, exposition, test de produit miracle, rubrique mode et bric à brac, bon ou mauvais feeling, gueule de bois, randonnée dans le métro, prise de bec avec la voisine Mme Grumuche, le bermuda, le slim, le pied de poule....vous vous y êtes déjà tous collés !!!!

    Bref de quoi je vais bien pouvoir causer ? une idée inventive et originale...sortir des sentiers battus, bouleverser la blogsphère par mon ton follement décalé et pointu....je sèche.....

    Je me suis mise au tricot : ça intéresse quelqu'un...?