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  • M....comme le Mur...

    Il y a des nouvelles que vous prenez en pleine face. La tête la première dans le mur. Un simple coup de fil et votre coeur arrête de battre quelques secondes et vous tombez dans un puits sans fond.

    Et pourtant, je le savais...depuis des mois que je tentais de faire comprendre, admettre, des mois que je suppliais, implorais ou exigeais.

    Rien n'y faisait, l'animal est retors, toujours prêt à démontrer que je me trompe, que je m'égare, que je réfléchis comme "une casserole trouée".

    Mais cette fois le piège s'est refermé sur l'animal. Plus moyen de contourner, de louvoyer...il va falloir regarder la vérité droit dans les yeux... elle n'est pas belle à voir, le regard torve et la lippe pendante...et elle rit à s'en faire péter les cordes vocales !

    Le pied du mur,  nous y voilà...et je n'ai pas envie une fois de plus de creuser une brèche dans le mur pour laisser la lumière s'infiltrer...pas envie de creuser avec mes ongles, mes mains, de laisser mon sang sur les pierres.

     Mon esprit se détourne, mon coeur s'envole.

    J'ai tenté, j'ai écouté, j'ai enduré, le doute, le manque, la violence de la folie, j'ai mis mes espoirs, mes attentes, mes désirs sous l'éteignoir parce que je suis loyale et que je croyais à l'engagement.

    Mais cette fois je dis stop, tu ne m'entraîneras pas dans ta chute...vous ne m'entrainerez pas avec vous !

    Je vais me relever, ouvrir la fenêtre et respirer...et pourvu qu'il pleuve...j'aime l'odeur de la terre mouillée.

    Et puis j'ouvrirai la porte et la refermerai doucement. Aucune haine dans mon coeur, juste une immense lassitude que je me dois de combattre avant qu'elle ne me brise.

    Mais je sais au plus profond de la détresse qui aujourd'hui la mienne... que dehors, il y a une Main qui m'attend, pour m'accompagner et essuyer mes larmes.

     

     

  • Z.....comme Zoubli...

     7 heures ce matin, dring dring dring.... je me léve d'un bond, évite la fenêtre ouverte et le pied de la table de nuit (je suis devenue trop forte pour déjouer le complot des objets quotidiens).

    Direction la salle de bains : la douche... tiens je suis dans un bon jour, pas de sursaut dans l'alimentation d'eau chaude...(j'ai un problème avec ma chaudière, elle me fait la gueule....elle me crache un jet de vapeur dans la cuisine et des glaçons dans la salle de bains...le plombier -homme très respectable mais persuadé que les femmes ne comprennent que couic aux chaudières et aux clefs anglaises- veut me persuader que la seule solution c'est de la changer...c'est remboursé par la sécu ? ai-je demandé...ben non a-t-il répondu...? j'ai senti un immense agacement le gagner le brave homme).

    Ensuite la penderie, les cintres étaient calmes. Jour de trève sans doute. Faut dire que je leur ai lu, hier soir, du Alain Remond et du Pierre Desproges...je crois que depuis ils réflechissent....à leur statut de cintre : "est-il possible au 21 °siècle d'être un cintre et d'être gentil ?" l'âme groupe des cintres est en marche vers la rédemption, qui sait ? Je vais passer un coup de fil à Michel Onfray...

    J'ai donc pu décrocher ma robe tranquillou du premier coup sans entraîner la doudoune, le ciré, le trench, le costume de fantômette et ma nuisette vert pomme (celle qui ne me va pas du tout au teint).

    Le sac, l'agenda, l'ipod, les clefs du bureau, de la maison...et zou me voilà  partie dans la lumière du matin qui nimbait ma chevelure dorée d'une auréole bleutée !!! clap, clap... on la refait... et zou me voilà partie en galopant parce que (comme d'hab) je ne suis pas en avance.

    Et là, houpsssss, là au milieu des pavès, je me rends compte que j'ai totalement oublié de mettre....... une culotte. C'est bête...

    Je regarde autour de moi, personne n'a rien remarqué....Et là, rehoupsssss de chez houpsssss dans le lointain je vois arriver " Alain Rémond et Michel Onfray" !!!! mes héros, pile le jour où je me promène les fesses à l'air....

    ... to be continued....

  • M.....comme Mouais

    Je suis en mode pilote automatique.

    Je me suis levée. Bouilloire, tasse, thé...pas mangé parce ce que pas faim. Pas bien sauter tous les repas depuis 10 jours... Pas grave, m'en fous, je maigris, je pourrai me la péter sur la plage dans mon nouveau maillot.

    Envie d'écrire, de poser quelques mots mais pas facile en mode pilote automatique. J'ai dû laisser tomber mon cerveau quelque part ce matin quand je suis rentrée aux premières lueurs du jour. Pas moyen de remettre la main dessus. Mais, je ne suis pas si désordonnée...je sais où est mon coeur. 

    Pourtant, j'avais une idée...je voulais parler du chiffre 8. Pourquoi 8 ? et bien parce ce que....

    C'est joli un huit...rond, courbe, la lune et le soleil...

    Et puis pouf....pas possible d'écrire... satané pilote automatique. 

    Pas insister surtout... laisser filer... ne rien s'infliger (là ce matin j'ai mon compte pour tout dire).

    Je vais garder le 8 avec moi. Je l'ai glissé dans la poche de mon peignoir en soie....et puis j'ai un cahier, de l'encre violette....

    Mais j'écris cela, je n'écris rien...

     

     

  • H.....comme Haleine fraîche...

    Dès qu'elle pénétra dans la salle de bains, le premier truc qu'elle vit...le flacon de produit pour la douche ouvert et une longue coulure nacrée bleue qui partait du goulot pour se répandre ensuite sur l'ivoire de l'émail de la baignoire.

    Elle tendit la main et puis stoppa net son geste...une fois de plus...elle allait fermer le flacon et essuyer la coulure...

    Non pas cette fois, trop facile, trop simple....trop attendu.

    Elle prit sa douche...et sans cesse son regard se posait sur la coulure bleue.

    Elle s'enveloppa dans son peignoir. Se déméler les cheveux, sérum pour le contour des yeux, crème raffermissante pour le visage...les ravages du temps...ne pas s'attarder sur les rides...

    Et puis la brosse à dents...et le tube de dentifrice écrasé dans son milieu. Rien à faire...pas moyen de lui faire admettre que le tube devait être vidé proprement et pas à la hussarde...."ouais bon, il y a plus grave dans la vie..." c'était sa réponse à chaque fois qu'elle lui en faisait la remarque...jamais elle ne lui avait signalé que cette histoire de dentifrice revenait de façon récurrente dans les propos des couples en instance de divorce qu'elle recevait dans son cabinet d'avocat...

    Depuis combien temps vivaient-ils ensemble...7 ans...7 longues années...le prince charmant et la fée en avaient pris un sacré coup dans l'aile !

    Elle pensait pourtant être au-dessus de la melée, qu'elle arrivait à faire face, qu'elle prouverait que Son couple résisterait à tout...et elle se retrouvait en rogne juste pour une vulgaire histoire de dentifrice.

    Elle ne voulait pas pousser sa réflexion plus loin, car elle savait d'avance où cela la conduirait...à prendre un RDV chez un de ses confrères pour lui raconter une histoire de tube de dentifrice.