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31 août 2010

Crac, boum aie......

Samedi soir....youpi, youpi, dîner prévu avec les copains....

J'ai relégué au fond du dressing, treillis, tee-shirt, short, mini robe....

Je ressors les petites robes noires, les pantalons fluides, les chemises blanches, les vestes, le petit blouson en cuir, la mousseline, la soie....je me rhabille en vraie fille quoi !

Après deux bonnes heures assise sur le rebord de ma baignoire à réfléchir à ma tenue (je réfléchis mieux en milieu humide)....mon choix s'arrête sur un pantalon carrot noir, un top noir en soie et mon petit blouson en cuir noir que j'aime d'amour fou....

Ok j'ai les fringues....reste à choisir les chaussures.....ceux qui viennent ici et me connaissent déjà...le savent bien, j'ai un TOC....je collectionne les chaussures...il y a des boîtes partout (et oui je garde mes chaussures dans leur boîte, bien rangées et pliées dans le papier de soie)....

Talons, talons, talons....pas d'autre possibilité pour ce soir là....

Après 3 semaines de pieds nus dans le sable, de spartiates, d'espadrilles (le hit de la saison, les miennes étaient turquoise) de baskets....le retour aux 10 cm....waouhhhhhhh

Enfin bref, me voilà partie.....

Direction la Madeleine pour récupérer mon ami Nico qui bosse chez bip bip bip.....

Scooter direction Montmartre....nous grimpons chez lui...il se change et zou nous repartons...

Avant de descendre l'escalier (un vieux avec des marches en chêne usées et cirées) je me dis..."tiens je devrais peut-être descendre pieds nus....pensée sitôt oubliée....et ce qui devait arriver, arriva...premier palier, un bout de carrelage disjoint...talon dedans et crac la cheville...

Malgré les glaçons dessus pendant le reste de la soirée....méga entorse (niveau 3) attelle, anti-inflammatoires, repos....

Plus de talons et plus de footing....

Je sais, je sais....j'ai une vie passionnante...

Quand je relis ce qui précède, me demande si je n'ai pas également une entorse au cerveau...

29 août 2010

Tout s'efface....disparaît....

La rentrée qui promet d’être mouvementée, les expulsions de roms, le trou de la sécurité sociale, les retraites, l'identité nationale, les minarets, le port de la burka, le réchauffement climatique, les mises en examen........ mille articles, posts, mots, commentaires ici et là, prises de bec sur ces sujets très sérieux...inutile de mettre une pierre de plus à l'ouvrage.....je n'en ai d'ailleurs pas franchement les moyens intellectuels....

Je vais donc rester sur un sujet simple : la crème Nivéa....

La crème Nivéa fait partie de mon enfance...

Je me rappelle mon arrière grand-mère Esther, si petite, si frèle, toujours vêtue de noir depuis la mort de son cher Henri....

Esther est arrivée de Pologne, au cours de la première décennie du 20 siècle, dans les malles des chatelains d'un petit coin de Dordogne. D'abord femme de chambre au château, très vite elle rencontra l'amour avec Henri. Noces champêtres, simple robe blanche, une broche sur le col : or et grenat...la broche que je porte aujourd'hui au revers de ma veste.

Puis...la guerre.... Henri est revenu (avec une médaille) son nom n'a pas été gravé sur le granit du monument aux morts près de la fontaine. Mais Henri était désormais autre....Et puis une autre guerre et là c'est le fils qui est parti et n'est jamais revenu...et Henri a lâché prise....

J'ai connu Esther, j'étais une gamine, qui passait ses journées à courir la campagne...mes parents parcouraient le monde, ils m'avaient déposée comme un objet encombrant chez Louise (ma grand-mère) et Esther.

Nous vivions dans une maison au confort spartiate, pas d'eau chaude, pas de chauffage. Il y avait des poules, des lapins, des canards...J'ai appris à ramasser les orties blanches, à les mélanger au maïs pour ensuite gaver les canards...à replanter des salades, à faire des confitures...

La vie était rude...Louise et Esther sans cesse en mouvement....et pourtant toujours parfaitement "débarbouilées" comme elles disaient...les robes noires impeccables, leurs cheveux ramassés dans un chignon très serré tenu par des peignes en écaille..et leurs joues, si douces, si veloutées.

Chaque matin et chaque soir...crème Nivéa... rien de tel pour avoir la peau douce disaient-elles....

L'odeur de la crème Nivea...cette odeur qui a imprégné mon enfance.

Moi même de temps à autre je succombe au rituel....le pot bleu, la crème blanche si épaisse....

Hier soir, dans le silence de ma salle de bains...j'ai ouvert un pot tout neuf...et là...l'odeur si précieuse n'était plus....une nouvelle odeur...un problème de fabrication ? un changement de composition ? je ne sais pas, mais le constat est là...adieu l'odeur de mes mamies adorées.

Je ne sais pas.....mais cela me rend triste.

 

 

28 août 2010

Vive le progrès.....

Nous !!!!!!

L'ouvre-boite,

Le tire-bouchon,

La râpe à fromage

Le décapsuleur

L'épluche légume

L'essoreuse à salade

Le presse-citron

Le casse noix,

Nous ne voulons pas quitter vos cuisines.

Nous ne voulons pas être relégués dans une vieille caisse au grenier. 

Nous ne voulons pas finir sur les rayonnages du Musée de la Préhistoire à Tataouine la Caillasse.

Nous disons STOP aux ouvertures faciles, aux salades pré triées, aux légumes épluchés, débités en cube, râpés, écrasés, aux bouteilles de vin à capsules, aux briques de lait à bec verseur, aux jus pressés et compressés, aux aliments pré-cuits, pré-mijotés, pré-digérés, au fromage rapé, pasteurisé, écrémé....

Président d'Honneur : Boris Vian

Membres du comité de soutien : le sparadrap, le mercurochrome, le savon de Marseille, la cocotte en fonte, la crème fraîche de Normandie (la vraie), la boîte en fer (celle pour conserver les biscuits)

Coordinateur des actions (coup de poing si possible) : le rouleau à pâtisserie

Membres "bienfaiseurs" : arnica et escalope de veau

Délégué(e)s aux barricades : la table en formica et ses copines chaises

Conseiller technique : les ciseaux à oeuf en inox

 

Et c'est à ce moment là....que deux Môssieurs en blouses blanches sont arrivés pour nous emmener ailleurs...avec notre ami l'entonnoir....

 

 

26 août 2010

A bout de souffle...

Un baiser abrège la vie de trois minutes...affirme une étude du très sérieux département de psychologie du Western State College Gunnison.

Le baiser provoque de telles palpitations que le coeur travaille en quatre secondes plus qu'en 3 minutes....

....il semble que 480 baisers raccourcissent la vie d'un jour, que 2 360 baisers nous privent d'une semaine, que 148 071 baisers.....pfffff....c'est beaucoup...et ce n'est pas Paul Morand qui va me contredire....

Autrement dit, si vous tenez à la vie....arrêtez immédiatement les baisers, les palots, les becs, les patins, les bisous, les poutous, les pelles, les pious, les smacs, les smouirkkkk

Moi personnellement, j'aimerais bien abréger ma vie de quelques jours...mais je dis cela...que je dis rien...

"Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille, une communion qui a un goût de fleur, une façon, un peu, de se respirer le coeur...du bord des lèvres, l'âme" Edmond  Rostand, "Cyrano de Bergerac"

Livre de chevet :"Où s'embrasser à Paris"

NDLR : promis très prochainement je dirai pourquoi Paul Morand....